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Les 6 arbustes à petits fruits indispensables au jardin

Dans cet article, je vais vous parler des arbustes à petits fruits.

Ce sont des végétaux pratiques pour avoir des fruits frais de manière plus facile et plus esthétique qu’avec des arbres fruitiers. En effet, ces arbustes présentent plusieurs avantages :

  • Ils sont faciles à intégrer dans un jardin. Avec, vous pouvez créer une haie gourmande composée uniquement de plantes comestibles ou tout simplement les intégrer dans une haie mixte fleurie. Ils apporteront eux aussi des floraisons. Le même principe est applicable dans un massif. Vous pouvez donc placer les arbustes à petits fruits de la même manière que n’importe quel autre buisson dans le jardin. Veillez juste à y avoir facilement accès pour la récolte. Les arbres fruitiers, quant à eux, peuvent aussi s’intégrer dans un espace vert en les utilisant en même temps comme ombrage, mais en moins grand nombre que les arbustes, ou alors il faut leur consacrer un verger.
  • La récolte est simple car ce sont des plantes à développement modéré, il n’y a donc pas besoin d’une échelle pour cueillir les fruits.

Vous l’avez compris, il serait dommage de s’en priver puisqu’ils sont esthétiques et pratiques pour avoir sous la main des fruits frais à grignoter et pour faire la cuisine.

Je vais vous présenter 6 espèces d’arbustes à petits fruits indispensables dans n’importe quel jardin. Puis, je parlerai plus précisément du choix des variétés.

Les espèces

Framboise

Le framboisier s’accommode de tous les climats et sols, ce qui en fait un arbuste polyvalent. Il aime les situations ensoleillées (pas trop brûlantes non plus) à mi ombragées.
A l’été, il faudra contrôler l’humidité du sol et arroser si besoin.

Ses tiges souples et épineuses auront besoin d’un palissage, qui se caractérise la plupart du temps par des fils de fer tendus entre des poteaux. Cette plante fera 1,5m à 2m de haut.

On distingue deux grandes sortes de framboisiers :

  • Ceux non remontants, c’est à dire qu’il n’y a qu’une seule récolte par an, pendant un mois aux alentours de juillet.
  • Ceux remontants qui donneront des fruits à deux périodes : en juin puis de nouveau à la fin de l’été / début de l’automne.

Son nom latin est Rubus idaeus.

Groseille en grappes

Le groseillier à grappes aime tous les sols et toutes les expositions, y compris avec un peu d’ombre. Néanmoins, il redoute la sécheresse, il faudra donc mieux éviter le soleil brûlant si vous êtes dans le sud de la France. Sa hauteur oscille entre 1m et 1,5m.

Selon les variétés, les récoltes s’étalent de fin juin à début août.

En latin, il se nomme principalement Ribes rubrum, mais on trouve aussi les espères Ribes vulgare et Ribes multiflorum.

Groseille maquereau

Les caractéristiques de culture du groseillier à maquereau sont sensiblement les mêmes que pour celui à grappes. La plante est néanmoins plus petite, ses fruits sont plus gros et les tiges sont épineuses.

La récolte aura lieu soit en juillet, soit début août.

Son nom latin est Ribes grossularia uva-crispa.

Groseillier à maquereau ©Ola Nystrom-Flickr (Creative Commons)

Groseillier à maquereau ©Ola Nystrom-Flickr (Creative Commons)

Cassis

Le cassissier a des exigences de culture similaires à celles de son cousin le groseillier. Il fera 1m à 1,5m de haut.

Les fruits sont mûrs entre juin et juillet selon la variété choisie.

Vous le trouverez sous l’appellation latine : Ribes nigrum.

Cassis ©Karen Jackson-Flickr (Creative Commons)

Cassis ©Karen Jackson-Flickr (Creative Commons)

Mûre

Il peut être déroutant de se battre contre les ronces dans certaines parties de son jardin et d’en planter ailleurs, car les mûres sont bien un dérivé des ronces. C’est donc une plante résistante qui s’accommode facilement de n’importe quel emplacement à l’exception près qu’elle redoute la sécheresse. Il peut donc être nécessaire de l’arroser pendant l’été.

Il est indispensable de palisser ses tiges épineuses, communément avec des fils de fer tendus entre des poteaux, mais cela peut aussi être contre un mur, le long d’une pergola…
Sa hauteur et son étalement dépendront du palissage que vous ferez.

On trouvera deux déclinaisons :

  • Les mûres « géantes » (véritables mûres) qui produiront des fruits en septembre.
  • Les hybrides mûre-framboisier qui donneront dès le mois d’août.

Son nom latin est Rubus fruticosus.

Myrtille

Pour terminer, il s’agit probablement de l’arbuste à petits fruits le moins connu de ceux présentés ici, surement car il est plus exigeant que les précédents au niveau de la culture. Il faudra en effet à la myrtille (qu’on trouve parfois sous les dénominations airelle ou canneberge) un sol acide, comme de la terre de bruyère, et une exposition d’ensoleillée à mi ombragée sans grosses chaleurs (il peut y avoir la nécessité d’arroser).

Les plants feront de 50cm à 1,50m de haut selon que l’espèce soit d’origine européenne ou américaine.

Pour une bonne récolte, mettez en place deux pieds pour faciliter ainsi la fécondation des fleurs devenant fruits. La période de maturité est assez étalée (tous les fruits ne sont pas murs en même temps) et selon la variété, cela va de fin juin à mi-octobre.

En latin, la myrtille s’appelle Vaccinium.

Les variétés

Je ne vais pas vous lister les variétés existantes ou les plus vendues pour chacun des arbustes vus précédemment. Elles sont extrêmement nombreuses et de nouvelles créations avec de nouvelles caractéristiques apparaissent tous les ans, donc la liste ne serait jamais exhaustive. Et même si je faisais un top des ventes ou de mes préférences, cela ne signifierait pas qu’elles seraient à votre goût! Il n’y a pas d’intérêt à acheter un pied de la variété de groseilles la plus vendue en France, si celles-ci sont sucrées alors que vous préférez des acidulées pour vos pâtisseries.

Néanmoins, je ne vous laisse pas dans l’embarras! Voici mes conseils pour choisir les variétés qui vous conviendront.

La première méthode, logique et plutôt agréable à exécuter, est de goûter! La meilleure façon de savoir si une variété vous plait est tout simplement de manger ses fruits. Alors quand vous en achetez au marché, que vous en grignoter dans les tartes ou le jardin de vos amis, pensez à retenir les noms des variétés qui vous plaisent.
Cela demande un peu de temps et d’organisation car les fruits sont rarement mûrs quand c’est la période de plantation. Mais si vous n’êtes pas pressés, faites cet exercice pendant un an et je suis certain qu’à la fin, vous aurez une liste qui collera parfaitement à vos goûts.

L’autre façon de faire est un peu plus théorique : prenez le catalogue de votre pépiniériste (ou jardinerie) et lisez attentivement les caractéristiques gustatives de chaque variété. Souvent les producteurs spécialisés détaillent assez bien cela. Vous pouvez aussi vous référer aux ouvrages sur le jardin. Comparée à la méthode précédente, celle-ci est bien plus rapide.

Dans tous les cas, je vous conseille de varier des variétés sucrées à manger dès la cueillette et d’autres plus acides et qui se conservent bien qui s’utiliseront pour la cuisine et les pâtisseries. Enfin, faites en sorte que les récoltes se succèdent. Vous pouvez faire cela en mélangeant les types de plantes mais aussi des variétés plus ou moins précoces. Le but est d’avoir des fruits frais le plus longtemps possible et aussi d’étaler le travail de cueillette.

Et vous, quels arbustes à petits fruits avez-vous dans votre jardin?

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